Le Blog de l'actualité du pauvre "périodique" Ffwl Lleuw
[ex : Le moulin des Loups], aussi la vitrine poétique, musicale et carrefour culturelle de la lutte contre l'A.A.A's (Ampleur des Amplifications des Aggravations) au profit de l' Extension de la G.P.M (Grande Picardie Mentale).
Avec des textes et poèmes de Edéa Nanaki (La Gorgue), Delphine Liliane Borde (Vierzon), Claire Ceira (Toulon), Muriel Odoyer (Paris), Celou Bkn (Fés/Maroc), Delphine Gest (Lille), Ivar ch'Vavar (Amiens), John.M Bennett (Colombus/u.s.a ), Alain Brissiaud (Richerenche), Docteur Bertrand Nobert Barbe (Nicaragua), Jacques Cauda (Paris), Didier Trumeau (Vierzon), Jean-Luc Casamian (Toulouse), Carpentier Francis (Anger), Christian-Edziré Déquesnes (Dwai) + des illustrations, collages de Laurence Lechable (Rouen), Cheryl Penn (South Africa), Jocelyne Di Guiseppe (Douai), John M. Bennett, Philippe Lemaire (Villeuneuve d'Ascq), Pascal Lenoir (Grandfresnoy) , S.O.D.A 2019 + 2 suppléments 'HUMUS' de Julie Ladret (Poèmes et photos) et enfin le supplément Orchestrophone,
Le 16 ! de Ffwl-Lleuw/Aux Robes de Rimbaud en cours de finition, avec des textes et poèmes de Delphine Liliane Borde (Vierzon), Claire Ceira (Toulon), Muriel Odoyer (Paris), Celou Bkn (Fés/Maroc), Delphine Delphine (Lille), Ivar ch'Vavar (Amiens), John.M Bennett (Colombus/u.s.a ), Alain Brissiaud, Jacques Cauda (Paris), Jean-Luc Casa…mian (Toulouse), Carpentier Francis (Anger), Christian-Edziré Déquesnes (Dwai) + des illustrations, collages de Cheryl Penn (South Africa), Jocelyne Di Giuseppe (Douai), John M. Bennett, Pascal Lenoir (Grandfresnoy) , S.O.D.A 2019 + 2 suppléments 'HUMUS' de Julie Ladret (Poèmes et photos) et enfin le supplément Orchestrophone, 'Donnez à manger aux affamés !'
consacré à Roland van Van Campenhout Roland et avec un grand document sonore inédit,
à suivre donc...
PUBLICATION VENDREDI 15 FEVRIER.
Illustrations : Dessins pour Nausicaa et Julie de Jacques Cauda.
Demain samedi dés 11h, je suis présent au salon du livres de La Couture (62/Pas-de-Calais)
pour déstockage de Ffwl-Lleuw et autres Robes de Rimbaud picardes et du Grand tout partout puis dans la mesure du stock disponible (jusqu'à l'épuisement) distribution de la CHANSON
de Konrad Schmitt !
à toutes personnes qui m'en fait la demande...
- IL NE RESTE QUE QUELQUES EXEMPLAIRES ! -
- IL NE RESTE QUE QUELQUES EXEMPLAIRES. -
- TOUSSINT DUCASSES
de Christian-Edziré Déquesnes,
l'image est floue, c'est normal car c'est devenu rare !
mais 4 exemplaires ont été retrouvé, vous pourrez donc le voir en réel et non troublé
ce samedi-dimanche au salon du livres de LA COUTURE (62/Pas-de-Calais.)
Christian Déquesnes renoue avec le samizdat et la pensée encore plus libre que libertaire pour remettre à leur place certains intellectuels et poursuivre son triple A. Il n’a rien à voir avec celui de l’économie capitaliste. Ce cycle signale l’Amplification des Ampleurs des Aggravations contre lequel l’auteur, animateur, nouveau bourreau de Béthune des lettres lutte sous l’égide de Rimbaud et d’Ivar Ch’Vavar son meilleur ami.
L’auteur appelle sa revue “un pauvre périodique”. Il n’en est rien car il renoue avec une littérature et un feuilletage qui avait cours dans les années 70 pas très loin de chez lui avec par exemple la revue “25” animée par Françoise Favretto et son époux de l’époque. Déquesnes - comme il le précise — n’écrit ni pour l’honneur ni pour l’argent mais par nécessité vitale et politique et contre les “bienveillants” des réseaux officiels — germanopratins entre autres.
A savoir ceux qui imposent leurs diktats et reçoivent pour cela des prébendes afin d’oeuvrer à l’émerveillements des foules (elles se réduisent à quelques cénacles ou cotteries).Sont réunis ici sous un apparent disparate des auteurs et artistes majeurs. Le responsable lui-même (aux prises avec une flickette) mais aussi Jacques Cauda ce vieux frère, et tout ceux qui travaillent la langue en pressions et dépressions : entre autres Perrine Le Querrec, Jean-Luc Casamian, John M. Bennett, Alain Brissiaud, Marie Christine Menue et Dominique Braux. Tous sont plus ou moins réunis pour un hommage à Ch’Vavar qui clôt la revue que Bob Dylan ouvre par un extrait percutant de son discours lu lors de la remise de son prix Nobel.
Elle est complétée par Passiondale consacré à deux poètes des îles britanniques : le Gallois Hedd Wynn à l’écriture fractale et vivante et l’Irlandais Francis Ledwige qui accueille le lecteur pour un émerveillement là où “des fleurs humides / emplissent l’espace comme des giboulées”. L’ensemble est puissant car commis au nom de la nécessaire délinquance dans la langue (et ailleurs aussi — sexe compris). Un fantastique retour d’un refoulé (alimenté par la morale des religions) nourrit ces pages dont l‘appel d’air constitue un danger suprême.
Ce qui est mis sous le carcan de l’idéologie des maîtres et d’intellectuels lits et rateurs est sabordé non par mots d’ordres mais par l’offense faite à la langue. Elle “faute” ici par actions et non par omission. Cauda et son “Eve Llyne” ne s’en privent pas dans cet espace de “la grande Picardie Mentale” dont selon Déquesnes “Ch’Vavar a re-inventé les jalons” et dans laquelle le corps n’est jamais omis.
Nulle question de punir de telles dé-pensées ardentes. Sade le réfutait par avance par un subversif appel au divin auquel il ne croyait pas dans une lettre à Gaufridy : « Punit-on les pensées ? Dieu seul en a le droit parce que lui seul les connaît ». Déquesnes et ses ouailles clament la nécessité d’un maniement a-nimal de la langue, de ses corps au sein même de la précision cruelle des détails fictionnels ou quotidiens et par la liberté de retourner la pensée conte le réel pour le dénoncer.
Soudain, le langage menace la loi. La cruauté des pouvoirs est mise en évidence par le plaisir et l’outrage accomplis. L’intimité inavouable est tournée moins vers le dedans que vers le dehors dans ce théâtre ouvert de la cruauté et de la joie face à ceux qui veulent couvrir la voix des sans dents de la poésie roturière.
jean-paul gavard-perret
Christian Deéquenes & all., Des dé– pensées remplis, Ffwl, n° 15 “Aux robes de Rimbaud” complété de Passiondale — La vallée de la passion, Editions Le Chemin d’Arthur, Douai, 2018. Pour abonnement (4 numéros + suppléments 35,00 E. : christian.dequesnes@orange.fr
ch'liméroù 15 ! Superbe numéro de Ffwl Lleuw / Aux Robes de Rimbaud, que je viens de relire intégralement... La plaquette Passiondale, très émouvante. Je suis heureux que ces deux poètes soient enfin traduits. Le dossier Arno est un événement ! Ivar Ch'Vavar. ATTENTION ! Ce numéro part comme des petits pains ! Il n'y aura pas pour tout le monde ! Il ne reste plus qu'une petite vingtaine d'exemplaires. Renseignements et contacts via ===>
====> christian.dequesnes@orange.fr
Existe en Rose ou Orange ! Choisissez votre couleur via ===>
- HEDD WYN - portrait surfiguratif de Jacques, JAAAck, Cauda.
- Ch'Lleuw WAAAroù . Collage pour tuer la misère Perrine le Querrec. -
ATTENTION ! Le Ffwl Lleuw n°15/Aux Robes de Rimbaud débarque entre les fêtes de la catastrophique année 2018, avec les Horribles Travailleurs : Perrine Le Querrec (Paris), Marie-Christine Menu (Amiens), Dominique Dou (Paris), Joceline Di Guiseppe (Dwai), Janine Hayat (Paris), John M. Bennett (Colombus u.s.a), Didier Trumeau (Virzon), Jean-Luc Casamian dont c'est le grand retour ! (Toulouse), Dominique Braux (Amiens), Philippe Blondeau (Remiencourt), Guillaume Deloire (Asnière…s), Luciel Suel (La Tiremande), Christoph' Bruneel (Mons, Belgique.), RAAAdaRRR (Dwai), Jacques Cauda (Paris), Ivar Ch'Vavar (Amiens), Christian-Edziré Déquesnes/S.O.D.A (Dwai) et la participation exceptionnelle de Dusan Matic (c'était un Serbo-Croate.).
Un numéro exceptionnel qui ne pourra pas plaire à tout le monde ! Et avec un gros dossier Ivar Ch'Vavar, le supplément Orchestrophone consacré à Arno Hintjens et Tjens Matic et un second supplément la réédition de PASSIONDALE-La vallée de la passion, consacré aux poètes Hedd Wyn (Pays de Galles) et Francis Ledwidge (Irlande).
Donc un numéro historique ! La couverture sera-t-elle jaune ? Vous le saurez en le commandant !
En attendant de vous en dire plus sur les SURVIVANTS du Ffwl Lleuw n°15...
...nn courrier que j'ai transmis à 300 personnes
et que je désire qu'il soit transmis en corps à un maximum de personnes.
PRENEZ VOS RESPONSABILITES !
Avec beaucoup de corrections car trop de passions, trop de passions et trop de fautes !
Chères toutes et chers tous,
Je suis atterré et très certainement comme presque vous tous par ce qui se passe en France... ...et au delà d'ailleurs de nos frontières... bien sûr les politiques, hommes & gouvernements successifs, ont tous une grande responsabilité mais celle globalement des "intellos"... (philosophe, penseurs, sociologues, artistes, écrivains, "poètes", universitaires, "cultureux", "spiritualistes" qui se disent éveillés , enseignants des classes moyennes et travailleurs sociaux... (pas tous car en chacune de ces catégories demeurent des exceptions) ...et ça des droites comme vers les gauches est énorme leurs responsabilités car ces gens dit "éclairés", qui se disent entre eux éclairés ont une énorme mais ENORME responsabilité depuis les années 80's ! Car tout ce monde "parle" beaucoup mais RIEN de concert dans de véritables actions... RIEN DE CONCRET !...
...Alors tout mettre sur le dos des politiques ça va bien, ça suffit ! La France, à cause de ses "élites" intellectuelles est devenues la (f)Rance de la "dé-pensée". Notre nation n'a plus d'élites et si il y a encore vous me direz "élites" c'est "élite de la dé-pensée".
J'ai lu, hier, un sociologue intelligent qui commentait "les véritables intellectuels de la France, c'est finalement les classes populaires et précarisés car elles ont conservé un sens aigue de l'analyse empirique de la réalité." Et c'est plus que vérité !
J'exprime, là, un ressenti personnel qui est celui d'un ancien travailleur social, "éduc' de rue" durant plus de 20 ans et les dernières années comme chef, non pas chef ! responsable d'équipe de travailleurs sociaux en milieu ouvert. En 1995, j'ai repris des études en cours d'emploi pour être "éduc' de rue" et j'ai réalisé un mémoire sur la questions des replis identitaires et la relégation sociale... certains de mes formateurs de "gauches" ne voulaient pas que je me présente à l'examen avec un tel travail !? Pourtant je suis sorti de cette épreuve haut la main et chef de promo !? Bref, ce n'est pas cela l'important ! J'ai "travaillé" à partirnotamment de travaux de Nicole Crinon, François Dubet, Robert Castel, Saïd Bouamama, Felix-Marcel Castan et Pierre Bourdieu (que l'on a tant critiqué mais on en revient de cette critique de Bourdieu!)... Tous ces sociologues, exception de Castan qui était Poète, Philosophe et penser d'une décentralisation culturelle au profit d'une véritable interculturalité, et qui bien avant 1995 avaient réalisé d'importants travaux qui tous à leur manière nous mettaient en garde... Mais ces personnalités là n'ont pas été entendues, écoutées, prises au sérieux et même que des "élites" intellectuelles ont critiqué Pierre Bourdieu et que Saïd Bouamama a été mis et entendu par la police suite à l'un de ses commentaires dans la presse après l'attentat dit de Charlie Hebdo. Bref ! LES INTELLECTUELS DE (f)RANCE et croyez moi je voudrait écrire FRANCE, sont autant responsables que les politiques et même voir plus ! Je l'affirme ! Car les intellectuels se doivent d'être des éclairants et des lumières et s'en donner les moyens au nom des peuples et pour l'Humanité ! Sinon ce ne sont plus des "intellectuels" mais des NANTIS ! qui font dans la coquetterie intellectuelle et ça parle... et ça écris... et bla bla bla... et ça part au sport d'hiver et là-bas dans les îles se faire bronzer au soleil en payant des voyages de vacances à leurs progénitures adolescentes qui sont capables de dire en public au cours d'un repas de familles "les petites gens, il faudrait leur enlever le droit de vote" et ce que j'écris c'est du vécu ! Je ne suis pas poujadiste ou populiste en déclarant ça... Je pose juste un constat factuel ! Et c'est terrifiant ! Et savez vous que parce que je dis CELA haut et fort, depuis quelques temps je perd des amis, des camarades mais ce n'est pas ça le plus grave... le plus GRAVE est à venir...
Mais je vais poursuivre à mon niveau ce que j'estime devoir et pouvoir faire concrètement et au jour le jour pour lutter contre la "dé-pensée" et l'A.A.A's (Amplification des Ampleurs des Aggravations).
Merci à celles & ceux qui m'auront lu jusqu'au bout !
Fraternellement.
Christian-Edziré, le 13.12.2018.
http://chledzyhrffwl.blogspot.fr
p.s : le premier message que j'ai reçu suite à la publication m'est arrivé du grand car vrai Poète américain John M. Bennett et je vous le livre : c'est le monde entier qui est dé-pénsé.... une situation dangereruse, tres dangereurse -merci. john.
Il n’y a pas que les petits enfants qui aiment jouer aux indiens. Depuis longtemps en effet un spectre hante l’Occident : le spectre du primitif. Peur et fascination de l’Autre, qui joue le rôle de l’origine fantasmée – celle, édénique, à laquelle il faudrait revenir, ou bien celle, pleine de sauvagerie brutale, dont il faut absolument empêcher le retour. Le « bon sauvage » vs malaise dans la civilisation.
A la fin des années soixante, quand Jerome Rothenberg publie Technicians of the Sacred, l’ordre moral dominant vacille. Dans un monde sans esprit, Rothenberg se tourne vers le primitif pour réinsuffler de l’esprit dans la glaise du capitalisme. Le mythe d’un système économique et politique supposé apporter au monde entier, par l’aisance matérielle, le bonheur et la liberté, se fissure – et l’on comprend aisément pourquoi Rothenberg se tourne vers des « spécialistes » du « sacré », sans doute à même de nous apporter plus de spiritualité que le néant des échanges marchands.
Le livre de Rothenberg est un livre des morts : tous les textes ou presque qu’il contient proviennent de civilisations disparues. Doit-on n’y voir qu’un musée dans lequel les mots s’alignent, muets, sur leurs belles pages blanches comme des linceuls, coupés de toute la vie sociale, mystique, religieuse, politique, qui leur a donné naissance, dans une culture dont nous ne savons parfois presque plus rien ? Au mieux, un recueil où des poètes contemporains pourraient chercher des techniques, pour redonner de l’esprit au temps présent, une boite à outils, comme on allait jadis au Louvre pour étudier les maîtres, avant de remettre l’ouvrage sur le métier du présent. Il est certain que la poésie (notamment américaine) a été influencée par ce livre : la profération de la parole par un corps, le recours au graphisme et au dessin, la place sociale et politique que doit avoir la poésie, etc. – toutes ces questions posées avec force dès l’introduction se trouveront reprises par ses contemporains ; et la section des « Commentaires » le confirme, où Rothenberg met en parallèle poèmes primitifs et contemporains. Dans sa traduction française, 40 ans plus tard, Di Manno prolongera cette mise à jour en faisant de même avec la poésie française.
Leur inventivité formelle recèle pourtant encore aujourd’hui une puissance de vision qui les arrache à la mort. Dans la première préface au livre, Rothenberg posait une équivalence : moderne = primitif ; primitif = moderne. Autant dire que la poésie est capable de s’abstraire du temps. Dans le travail du poème, le temps est out of joint. Du coup, la poésie est ipso facto une critique du temps – et notamment du présent. En cela, le poète est capable de « donner un sens plus pur aux mots de la tribu », car, étant hors du temps, il arrache les mots à la tribu, les projette hors du présent et du sens qu’on leur y donne : ils peuvent alors briller, comme des constellations étranges, dont la signification – le message ? – sera à déchiffrer par les augures – ou les poètes futurs, les horribles travailleurs qui reprendront là où il s’est arrêté.
Dans son Introduction to Aztec Definitions, some/thing , printemps 1965 (reprise dans Les Techniciens du sacré, tr. Di Manno, Corti, p. 492), il compare la situation de ses contemporains à celle des Aztèques auprès desquels Bernardo de Sahagùn récoltait, comme des restes d’une civilisation que l’Occident réduisait à un champ de ruines, d’incroyables « définitions » : « Ayant nous-mêmes atteint un stade équivalent, nous pouvons nous sentir proches d’eux & percevoir dans ces « définitions » le son & la mesure d’une poésie procédant par placement-&-déplacement, assez voisine de la nôtre (…). Car il devrait être évident aujourd’hui que la poésie relève moins de la littérature que d’un processus de pensée & d’émotion – de leur mise en forme & de leur énonciation au plan sensible. Les conditions qu’affrontent ces définitions sont les conditions mêmes de la poésie. »
Avons-nous atteint un stade équivalent ? Un demi-siècle après, on n’en finit pas de s’enfoncer dans un tel stade. Il ne restait aux Aztèques que les mots pour retenir un réel en train de disparaître – nous sommes de plus en plus privés des mots pour nommer un réel qu’on voudrait ne pas voir naître. On lui a certes donné un nom : libéralisme. Ce mode d’organisation économique, culturel et politique est tributaire, pour sa mise en place, de logiques qui ont entrainé la destruction de pratiques et de savoirs traditionnels qui se sont sédimentés, au cours des siècles, en écosystèmes plus ou moins stables. Ce sont non seulement les choses, mais aussi les mots et leurs définitions qui sont détruits.
Cette évolution historique est présentée comme celle de la raison, c’est-à-dire, pour la pensée libérale, du réel lui-même. Ainsi vont les choses. Et quiconque refusera d’obéir à la volonté manifeste de cette pseudo-raison y sera contraint par l’évolution – dirigée, régulée– du monde autour de lui : ce qui ne signifie rien autre chose qu’on le forcera, comme disait l’autre, d’être libre.
Dans un tel contexte, difficile d’opposer à la raison colonisatrice des protestations qui seront d’avance disqualifiées comme résurgences d’un obscurantisme ou d’un conservatisme étroit. C’est ainsi que la science et la technique elles-mêmes pourront devenir une Ideologie (au sens où l’entend Habermas) imposant à tout un chacun de se penser et de penser le réel suivant des modalités bien définies, tout en masquant les rapports de domination et de force. Tandis que la colonisation du monde vécu prend le relai de la colonisation de la planète, nous devenons, petit à petit, les Indiens de notre propre monde.
Le poète n’est pourtant pas un technicien du sacré. Il n’a pas vocation à ré-idéologiser le réel, à se réinscrire dans le temps, mais à le désidéologiser. Le sacré, c’est ce qu’on ne peut toucher sans le rendre impur. Le poète tourne autour du réel, comme dans une transe, avec ses mots, ceux de la tribu, ceux qu’il récolte en écoutant le monde comme pour la première fois, et dont il s’orne comme de coquillages. Mais il sait – à moins d’espérer rétablir une religion – que jamais il ne pourra dire ce réel lui-même. La poésie n’est pas tout à fait de la littérature, disait Rothenberg – elle n’est pas non plus tout à fait une pratique chamanique qui nous donne accès au réel dans sa vérité.
Car ce qui est profanateur dans le voile que l’idéologie impose au réel, ce n’est pas uniquement ce qu’il entraine de destructions réelles, mais c’est aussi qu’il contraigne à la parole le silence sacré des choses. Comme il y a un Indien intérieur, il y a aussi un colon intérieur, qui accepte de parler la langue de la domination sur le réel. L’idéologie ouvre la bouche de ce réel et lui fourre dedans des mots qui ne pourront jamais être les siens.
Dans les périodes de crise, quand le malaise innommable qui hante sans cesse la civilisation se fait ressentir, le réel se venge parfois, en nous recrachant ces mots à la gueule, déformés et méconnaissables.
Aux poètes de leur forger un nouveau sens...
Extrait d'un article paru dans la revue en lignes : CATASTROSPHES, le 28.09.2018.
Mesdames & Messieurs du pontificat des mésalliances du non-sens et contradictions, je ne me demande plus de quoi ou de qui... puis juste entre vous! ...vous parler. J'ai compris ! Vous me répondrez que j'ai cru comprendre, en affirmant que vous étiez des as autistes nostalgiques de l'aviation militaire de la "poésie" à revendre aux théâtraux mitraillages de vos nombrils dégagés de toute authentique humilité. Je vous souhaite de réussir vos dernières belles ventes.
Pour exemple final, ce que j'ai pu (re)copier en l'adaptant sur un bout de papier ainsi recyclé : Dans des espaces de territoires laissés à l'abandon du vierge, Sophie se pend en se dé-pensant coûteusement sa vie en sauts poétiques à l'élastique aux quatre barbes de la Marie d'Aline d'empirique d'ici lire tous leurs ennuyeux et redondants épisodes. Fin du dernier chapitre qui n'en est même pas un !
C'est quoi le tarif à l'achat du prix coûtant, puis ça rapporte combien et à qui ?
C'EST POUR S'AMUSER ! "Ils" ne pourront pas fuir plus longtemps car le surromantisme BleuNUIT est déposé au siècle 21. C'est donc pire qu'un hygroma collectif, une invasion de coriaces moutas ! "Ils" incitent ! Afin d'essayer de passer par la force le col du château de Les Mouettes. Relance du grand braquet pour atteindre le sommet de la quinzaine sur deux Le Manscrit et quoiqu'autre de Le Manscrit pour faciliter la prise de rendez vous au décret dont on peut même déjà annoncer que l'on a oublié le numéro de déclaration de fornication aux officiels journaux télévisés. Est-il père ou impair ? "Ils" ne pourront plus faire illusion très longtemps au spectre de Karl Joris Huymans.
Il faut bien en rire...
Christian-Edziré Déquesnes,
en Dwai le 22.09.2018.
- 7.
En ce jour afin qu'il ne se conjugue pas pour vous telle une journée de Moins qu'un chien mais dans le temps de la richesse des plus "pauvres" qui jamais nous n'en parlons pour... mais contre eux toujours ! "Ils" y vont fort ces bougres de pleutres : Le château qui flotte veut être un poème héro-ïko comique pour vous apprendre une nouvelle pastorale néanmoins "ils" ne peuvent rien y faire car "ils" sont dans l'archaïsme d'un suicide dans la promesse du ciel à priori à cause en particulier de la particule toxique des Dames qui cherchent à faire croire à la divine élévation de leurs éveils d'hall de gare puis aussi acheté avec trois acidulés petits débris nouveaux pour un dictionnaire fondamental des penseurs avec en prime l'annonciation d'une miction dans la tempête du soleil. Ni ici, ni là, tout est normal ! Planète plate dans la défense de la seconde du cocorico à Rome. Puis "elles" & "ils" ajoutent puisqu' "ils" possèdent la maîtrise de l'anglais : But Last but no the Best. Last but not the Best dans des saints abîmes.
Juste une pièce de plus à classer aux dossiers. Zut ! J'allais oublier de poser la question : " La photo polaroïd, CELA, existe toujours ?...
L'anatomie d'entendre les manières d'un amour d'une Amazone en colis privée, Paul est arrivé ce matin de Brighton ! ...Dans les trous blancs laissés par les mots absents des métaphores dans la virginité des fonds des pages souillées par tant de manque d'humilité. Elle veut nous faire imaginer que le POEME serait là ! Je suis fou et "tu te tais !" me conseille les proses projets et le Y du l?risme dans tout cette étronlogie de plus de "poésie" pour c'est comme une morte vive.
Mais aujourd'hui c'est Quine qui tout en bleue et jusqu'au chaussure part au travail avec les chansons du retour de Brighton de Paul... C'est juste des chansons pour toute la famille et Papa qui n'est plus là. Quin sait qu'il va revoir "Quand la Mer monte" à Audresselles et Quine à son bras qui n'est plus en guerre. Il est juste heureux avec tout CELA... Le ciel est encore toujours bleu...
Merci Paul et bonjour à ta Maman.
En Lhomme, le 14.09.2018 vers 11h17.
Christian-Edziré Déquesnes.
?
4. NETTOYAGE POUR UN EVIER.
Elle pisse dans l'évier de sa cuisine, en cachette,
Aux catastrophes de l'Empire du Bling, Ah ! La crapette !
Il est à écouter en boucles encore Fauvette
Du musicien-poète Gérard Manset. Oh ! La pauvrette !
Elle conchie au sommet de son art, la pouétte !
Aux miroirs virtuels, branchée, elle joue la grande Zézette.
Il bataille au-delà des mirages russes roulettes
Des promesses de je te plume alouette.
Mais ailleurs c'est chouette Pas de formule en pirouette Ni de mots réduits en miettes. La blanche borgne conte fleurette Au sur-romantisme de la bluette Car leur musique n'est pas fluette.
Depuis peu j'ai eu connaissance de l'existence d'un blog de "poésie" assez jeune et pris le temps de le découvrir avec plaisir surtout qu'il a déjà fait la part belle à Julie Ladret dont j'aime beaucoup "LE TRAVAIL DU POEME"... (l'expression n'est pas de moi mais d'Ivar Ch'Vavar pour l'un de ses remarquables livre) ...puis que je découvre aussi que le DIX VINS BLOG va offrir à lire et découvrir Christine Chaudet ; deux Dames qui écrivent fort bien et que vous avez déjà pu peut-être découvrir de par le "pauvre" périodique Ffwl Lleuw et au travers du réseau des blogs qui existent en parallèles de cette revue.
"Pour le dix vins blog ce sera â partir d'octobre et déjà sera mon poème " D'aube au soir " . Il désire 2 poèmes hebdo. J'envoie ma nouvelle Anamoura pour lecture qui sera peut-être publiée comme le fut celle de Julie." - Extrait d'un courrier de Christine Chaudet.
DIX VINS BLOG se présente comme une initiative non-élitiste et populaire, je ne dis pas populiste ! qui s'inscrit simplement dans la distribution & le partage des multiples & différentes facettes du POEME DE NOS VIES... Alors allez-y voir, lire, dénicher, découvrir...
Quine, la Déesse de la Musique répond à celles et ceux qui prétendent inventer de la Poésie que : La Poésie ne s'invente pas car elle est par elle même ! Par contre il reste à la Poésie à NOUS inventer...
Quin, le souffleurs-coquelicots de mots, confie : Les coquelicots ne sont pas des missives alambiquées. Chaque coquelicot est une petite note rouge de la Musique de l'univers et c'est simplement ce que m'ont appris les deux Poétes Hedd Wyn & Francis Ledwidge ingravés dans le même cimetière militaire de Boezingue prés de Ypres.
Les routes perdues sont sans alphate ni virgule ni numérotées ni en épisodes donc un sur cinq est inutile et ridicule pourquoi essayer de nous la faire qà l'envers en essayant de donner à croire qu'une prose poétique devrait avoir des coquetteries d'intellectuel(le)s écrites en rubans de bitume et carrefours brutalement caméristes charnu(e)s de vulves noires la vérité est beaucoup plus simple que ça car c'est juste CELA ! Pas vrai, P'tit-Jean ?
À coup d'Artillerie Lourde Vous faut-il votre meurtre de singe de Django ? Afin que vous permettre de vous engager concrètement à ne plus avoir votre confortable fessier entre les deux chaises en portes à faux dans la veule posture de ce que vous déclarez pensez et ce qu'en réalité vous exécutez ! Presque plus personne ne sait parler aux autres car presque tout le monde n'écoute que lui même parler. À la pelle, les "Poètes" sur l'internet ne savent plus écrire, pas qu'ils ont oublié l'orthographe & les règles des grammaires... [ils ne les savent que trop !] ...Ils ne recherchent qu'à se distinguer moderne et abscons pour briller d'une manière éphémère autant que virtuelle... - ça quand ils leur arrivent de vraiment briller un peu- ...Ce qui est très mais très rare ! ...Puis dans des effets de lumières artificielles de La société du spectacle, pataugant dans la catégorie encombrée d'encombrants perdants du bling bling poético-littéraire ui déambulent dans les salons, les festivals, les marchés de la "Poésie" pour gagner leur vie et se refaire une identité. Le Poète, LUI, perd sa vie, il ne damne pas à faire la queue leu leu devant le jeu des distributeurs de subventions et autres pitoyables clowneries en s'exhibant dans la performance publique, expérimentale et encore nous ne savons pas, plus, du quoi d'autres ? Puis aussi à désirez remportez quelques concours de seconde zone. ! Vous faut-il vraiment votre meurtre de singe Django ? À coup d' Artillrerie Lourde ? Pour ma part, en la Musique, je préfère chanter mes mots en la St James Infirmary.
Ecrit dans la nuit du 30 au 31 aout 2018,
dans la chambre 335 du service chirurgie osseuse
de Centre Hospitalier Régional de Dechy-Douai.
Christian-Edziré Déquesnes.
DJANGO SANS SON SINGE
- Portrait surfiguratif de Django Reinhardt par Jacques Cauda. -
Tableau surromantique premier : LA TÊTE DE GABRIEL ou Pon ed brun, pon ed mouke ! Portaint in aù cheule t:éte !
L'énigme surgit devant la béante gueule ouverte du blockhaus au seuil de la porte d'entrée de nos enfances ; NOUS ne sommes pas là pour philosopher mon Amour, mon Amour ! Te souviens-tu de La Vie de Jésus ? À quoi servent les vacances si NOUS ne pouvons rien foutre ? Gueulent les jeunesses des er(f)rances. Pauvres pêcheurs et de notre mort vous n'avez pas la tête ! Il me faut la tête ! La tête de la bête ? Mais tous ces jeunes dans les bas-côtés suivent n'importe quel enrôleur dont d'ailleurs les plus agiles sont virtuels, ce n'est pas vrai Chti'derman ? Sur les chantiers ont continuent à trimer mais à quels prix ? Celui des pauvres travailleurs étrangers avec lesquels NOUS pouvons à peine communiquer... - NOUS n'avons pas appris leurs langues, ils n'ont pas eu le temps & les moyens d'apprendre la nôtre ! - ...La vache Lebleu, on l'a ouvert, commissaire ! On a la tête ! NOUS avons la tête, monsieur Le Préfet. Commissaire, pas de brun ! Pas de mouches ! Adjoint, pon ed brun ! Pon ed moukes ! Portaint in aù à foère à dé moukes à brun qu'ale z'ont peur ed chés vakes !
L'espérance c'est nos enfants ; pourtant l'Ange exterminateur, le diable en personne, sa tête de Gabriel est dressée dans le lumineux bleu du ciel, NOUS lui passons les menottes ? Non ! Je rigole. Allah Akbar ! Puis Dany... BOUM !
Christian-Edziré Déquesnes, les 23 & 24 août à La Plaudorie en Heugues, après avoir visionné à nouveaudans la nuit et à la suite les 4 épisodes de la série : P'tit Quinquin , chef d'œuvre de Bruno Dumont et en attendant :
Coin Coin et les z'in-humains.
p.s : Ed lon in dirot du braun ! Ed pré chaù n'ét ! - proverbe bercquois.